Transfert de 231 réfugiés de Grèce vers la France dans le cadre du programme de relocalisation

231 réfugiés ont été «relocalisés», le 18 octobre, de Grèce vers la France. Cette étape constitue l’un des derniers gros déplacements liés au programme de relocalisation des réfugiés dans l’Union européenne. Ce dernier avait été initié en septembre 2015 afin de soulager la Grèce et l’Italie, qui sont les pays qui accueillaient le plus de migrants au sein de l’UE.

La France, deuxième pays d’accueil de relocalisés depuis la Grèce après l’Allemagne

Le programme de relocalisation a été créé par l’UE pour deux ans en septembre 2015 en faveur de l’Italie et surtout la Grèce à l’époque, traversée par un million de réfugiés en 2015 et début 2016. D’abord, les réfugiés y ont peu recouru, la grande majorité voulant se rendre en Allemagne. Or le programme de relocalisation ne permettait pas de choisir sa destination. Mais pour ceux arrivés entre la fermeture des frontières européennes en février 2016 et l’entrée en vigueur du très strict plan UE-Turquie le 20 mars 2016, la relocalisation est devenue un moyen sûr de se poser légalement quelque part dans l’Union européenne, sous un statut protecteur.

Le programme concerne les nationalités qui ont au moins 75% de taux d’acceptation des demandes d’asile, Syriens, Irakiens au début mais plus maintenant, Érythréens, Palestiniens. Mais pas les Afghans. Didier Leschi, directeur général de l’OFII (Office Français de l’Immigration et
de l’Intégration), a confirmé mercredi à l’AFP que tous les arrivés devraient obtenir le statut de réfugiés rapidement.

Il a remarqué qu’être en famille « facilite le processus d’intégration » (le groupe compte 132 adultes et 102 enfants de moins de 18 ans). Avec 4.322 réfugiés, répartis dans 306 villes et villages, la France est le deuxième pays d’accueil de relocalisés depuis la Grèce après l’Allemagne. Paris avait promis 12.000 places à Athènes, mais le nombre des candidats éligibles est resté bien inférieur.

Ainsi, la plupart des quelque 25.000 personnes éligibles en Grèce ont déjà trouvé un pays d’accueil dans le reste de l’UE. L’ambassadeur de France Christophe Chantepy a vu dans ce départ « le symbole que la solidarité en Europe marche », assurant qu’elle continuerait. Il reste néanmoins quelques dizaines de milliers d’autres réfugiés en Grèce, qui soit y ont demandé l’asile (notamment ceux arrivés après l’accord UE-Turquie), soit cherchent d’autres moyens pour en sortir.

Le programme devrait à présent monter en puissance en Italie, d’où moins de 10.000 réfugiés ont été relocalisés. La France va en accueillir 200 par mois, selon l’OFII.