🇫🇷 Stéphane Guillon : J’aurais mieux fait de fermer ma bouche !

Lors de sa venue le 1er mai dernier sur LCI, Stéphane Guillonavait ironisé sur la concomitance du ralliement de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen avec le décès de la mère de ce dernier, survenue deux jours plus tôt. «Je me suis dit que ma mère aurait fait la même chose si je m’étais engagé aux côtés de Marine Le Pen et si j’avais déclaré être son Premier ministre, vouloir travailler avec elle… Je pense que ma mère se serait aussi laissée mourir comme madame Dupont-Aignan», avait-il lancé. Des propos qui avaient déclenché une plainte du responsable politique.

Le 23 septembre dernier dans Salut les Terriens! sur C8, le président de Debout la France avait réagi à ces déclarations. «Ce qui m’a choqué, c’est qu’on me traite comme un chien, au point de s’attaquer à la mémoire de ma mère qui est morte pendant l’entre-deux tour, c’était horrible», avait-il confié à Thierry Ardisson. L’homme en noir avait souligné que Stéphane Guillon n’était plus dans son émission. «Heureusement, parce que je lui bute la gueule si je le vois», lui avait rétorqué Nicolas Dupont-Aignan. «Il y a des limites à l’indécence. Mais on doit respecter les êtres humains sinon il n’y a plus de démocratie.»

Dimanche sur LCI, Audrey Crespo-Mara est revenue sur cet incident avec Stéphane Guillon. «Dupont-Aignan ne m’intente pas un procès pour ce que j’ai dit sur sa maman puisque c’est totalement inattaquable», a révélé l’humoriste. «Il m’intente un procès pour une imitation que j’ai faite dans l’émission de Thierry Ardisson. Je pense que c’est quelqu’un qui est en mal de publicité et il en a besoin pour exister. Il m’attaque et on verra ça devant les tribunaux.» Et de s’étonner qu’un responsable politique ait pu se permettre de tenir des paroles menaçantes à son encontre.

«Quand ma fille de 10 ans entend à l’école qu’un haut responsable politique menace de buter son père, ce n’est quand même pas génial», a-t-il poursuivi. «Quand j’ai dit cette phrase, Marine Le Pen est au deuxième tour de la Présidentielle. […] J’ai juste dit que si j’avais fait la même chose que Dupont-Aignan, ma mère serait morte de chagrin comme la sienne. J’ai rendu hommage à sa maman qui était une grande résistante et qui, pour moi, ne peut pas cautionner l’attitude de son fils.» Stéphane Guillon a déploré que ses propos aient été sortis de leur contexte et réduits à l’état d’insulte contre la mère du président de Debout la France. «J’aurais mieux fait de fermer ma bouche parce que, quelque part, j’en ai fait une victime» a conclu Stéphane Guillon.