🇫🇷 Roubaix : Mouvement de grogne chez les sapeurs-pompiers, 18 arrêt de maladie sur un effectif de 24

On ne sait pas s’il faut y voir un chiffre symbolique mais ce merdredi matin, dix-huit sapeurs-pompiers (sur un effectif de vingt-quatre) manquent à l’appel. Selon nos informations, seuls six étaient présents à la prise de garde. Des renforts sont attendus. Ils ont été puisés dans les effectifs professionnels et volontaires de l’ensemble de la métropole lilloise.

Mouvement d’humeur ou révélateur d’un véritable malaise ? Le feu qui couvait au centre d’incendie et de secours de Roubaix est, peut-être, sur le point de s’emballer. Ce matin, seuls six sapeurs-pompiers de Roubaix étaient présents à la prise de garde sur un effectif qui doit en compter vingt-quatre. Les trois-quarts de l’équipe quotidienne sont donc en arrêt maladie. Il s’agit de l’équipe C, celle qui était de garde dimanche dernier lors de l’agression survenue à Wattrelos.

Voici la vidĂ©o suite Ă  l’agression de Wattrelos oĂą des pompiers ont Ă©tĂ© attaquĂ©s Ă  coups de barres de fer :

Pour compenser et pouvoir effectuer les interventions du jour, des renforts de la métropole lillo ise ont été envoyés à la caserne de Roubaix. Le SDIS du Nord confirme cette épidémie d’arrêts maladie et explique que ce mouvement d’humeur avait été anticipé. «  Nous ne réagissons pas à la dernière minute, c’était prévu  », assure-t-on à la direction des sapeurs-pompiers. Pour rappel, les sapeurs-pompiers ont le droit de grève, mais dans un souci de continuité du service de secours, ils peuvent être réquisitionnés.

Le directeur du SDIS attendu sur place

Le contrôleur général Gilles Grégoire, directeur du SDIS, est d’ailleurs attendu ce matin à la caserne. Là encore, rien à voir visiblement avec le manque de personnel. Il s’agit, toujours selon le SDIS, d’une visite prévue depuis dimanche «  qui a pour objectif de discuter avec les agents et d’exprimer son soutien  ». Cette rencontre fait suite à une journée de mardi tendue au cours de laquelle les sapeurs-pompiers particulièrement en colère s’étaient invités à une réunion du CHSCT, au siège du SDIS, avant d’être reçus par le Préfet du Nord, Michel Lalande.