Pas-de-Calais : il s’évade de prison pour souhaiter un bon anniversaire à sa fille de 5 ans

Si ce Bruaysien, détenu à la maison d’arrêt de Béthune, a profité d’un atelier pour s’échapper, c’est juste pour aller voir sa fille qui fêtait ce jour-là ses 5 ans. Après l’avoir embrassée, il a appelé la police pour se livrer, mais les juges l’ont tout de même condamné à trois mois de prison supplémentaires.

Détenu à la maison d’arrêt de Béthune depuis le mois de décembre, ce Bruaysien de 34 ans a bénéficié, ce vendredi, d’une permission de sortie de 8 h 45 à 18 h pour participer à un atelier culturel à Nœux. Mais à 16 h, il a disparu. Les recherches n’ont rien donné, le détenu s’était évadé. Pas pour commettre un délit ni pour échapper à sa peine : l’homme a marché jusqu’à Bruay, à travers les champs, pour aller embrasser sa petite fille de 5 ans qui fêtait ce jour-là son anniversaire (le même jour que lui et que sa mère d’ailleurs). Et vers 23 h, il a appelé la police pour se livrer.

Un bisou, un bout de gâteau et il appelle la police pour se rendre

Si la procureur concède que l’évasion a été reconnue, que le Bruaysien s’est livré, ça reste une évasion qui doit être réprimée. Elle a requis 6 mois de prison supplémentaires. Me Tancré-Muller a, de son côté, insisté sur le contexte de cette évasion. Son client n’a rien prémédité et a subitement pensé à l’anniversaire de sa petite fille. Il a marché 6 heures pour juste passer 15-30 minutes avec elle avant d’appeler la police. Elle souligne que son client était si dangereux que les policiers voulaient venir l’interpeller au petit matin, mais qu’il a insisté pour qu’ils viennent le chercher sur le champ, conscient de la gravité de ce qu’il avait fait. Face à la motivation de cette évasion et rappelant le mal-être de son client en prison, qui refuse d’aller en promenade pour fuir les problèmes, elle a plaidé la clémence. D’autant qu’il sera déjà sanctionné en prison avec le risque de perdre le parloir qu’il a avec sa fille.

Les juges ont condamné Mickaël Legay à 3 mois de prison supplémentaires, ce qui repoussera sa date de libération, jusqu’ici fixée à novembre 2018.