🇫🇷 #Nancy Un faux policier à scooter interpellé, il tentait d’obtenir de jeunes conductrices des faveurs sexuelles.

Le suspect exhibait une carte de police et accostait les femmes à bord de leur véhicule en leur reprochant des infractions routières. Le faux policier exigeait alors des faveurs sexuelles pour « passer l’éponge ».

lle a sans doute échappé au pire, samedi soir, sur le parking de la Cité judiciaire. Vers 23 h, alors qu’elle vient de quitter sa salle de sport dans le centre-ville de Nancy, cette jeune femme âgée d’une vingtaine d’années, monte dans son véhicule. Direction la rue du Général-Fabvier. En cours de route, alors qu’elle emprunte les grands axes de la cité Stanislas, la jeune sportive à l’impression d’être suivie. Au feu rouge, le conducteur d’un scooter s’arrête à sa hauteur et la fixe du regard à travers la vitre. Avant que le feu vert ne libère la jeune femme de cette situation oppressante.

Inquiète, elle accélère pour tenter de semer son suiveur mais ce dernier parvient à la garder en ligne de mire à travers les artères nancéiennes. Attendue chez un proche, la jeune femme se gare sur le parking de la Cité judiciaire, rue du Général-Fabvier. Elle s’apprête à descendre de son véhicule. Mais l’homme au scooter est là, surgi de nulle part. Casque sur la tête. Il frappe à la vitre. Et lâche « police ». Il sort une (fausse) carte de police et assure qu’il avait la Nancéienne dans le collimateur. Il reproche à la pseudo-contrevenante de s’être rendue coupable d’infractions au code de la route avec, entre autres, un excès de vitesse. L’homme déroule alors un scénario a priori bien calculé et use d’un vocabulaire choisi. Il peut passer l’éponge sur les infractions routières à condition que la conductrice lui accorde « une faveur ». Sous-entendu, sexuelle. La jeune femme refuse, parlemente avec le faux policier qu’elle considère comme un vrai. Prise au piège, terrorisée, tétanisée à l’intérieur de sa voiture, la victime tente de ramener le conducteur du scooter à la raison.

Très insistant, ce dernier hausse le ton pour obtenir ce qu’il est venu chercher au prix d’une longue traque nocturne. La jeune femme, qui jusque-là a fait preuve d’un sang-froid exceptionnel, fond en larmes. Elle ne sait pas si l’homme est armé ni de quoi il est capable. Va-t-il l’extraire brutalement de l’habitacle et abuser d’elle sur le parking ? Va-t-il la contraindre à un rapport sexuel sous la menace d’une arme ? Il n’en sera rien. Le faux policier qui avait en main le permis de conduire de sa proie, finit par le lui rendre. Avant de disparaître dans la nuit sur son scooter.

La conductrice demande alors de l’aide à un proche ; l’alerte est passée sur le « 17 », le numéro de « police secours ». En possession d’une description de l’individu et de son deux-roues, les policiers interpellent le suspect dans la nuit de dimanche à lundi, du côté de Jarville.

Les enquĂŞteurs tentent de savoir s’il a laissĂ© d’autres victimes dans son sillage. A priori au moins une, mi-novembre, Ă  Jarville. Selon un mode opĂ©ratoire qui apparaĂ®t comme un copiĂ©-collĂ© de celui de Nancy. L’homme au scooter Ă©tait toujours en garde Ă  vue, lundi soir. « L’intĂ©ressĂ© est en garde Ă  vue pour tentative d’agression sexuelle. Un rapprochement a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© avec un autre fait – un viol (fellation) – par personne exhibant une carte de police », note François PĂ©rain, procureur de la RĂ©publique. La victime aurait Ă©tĂ© abusĂ©e dans sa voiture.

Samedi, le sang-froid, le courage et la réactivité de la jeune sportive associés à la mobilisation immédiate des forces de police nancéiennes, a sans doute permis de couper court à une potentielle série d’agressions sexuelles et/ou viols.

source : l’est rĂ©publicain