Michel Lambin : « Il bouffait les morceaux de ses victimes, avec de l’ail et du persil « 

Jugé pour l’assassinat d’un gardien d’école en 2002, Michel Lambin aurait commis une dizaine de meurtres dans le passé et s’adonnant au cannibalisme. «Il bouffait les morceaux de ses victimes, avec de l’ail et du persil», a déclaré son ex-compagne à la barre. Ces crimes sont aujourd’hui prescrits.

L’affaire rappelle les crimes du célèbre tueur en série de fiction Hannibal Lecter. Depuis lundi, Michel Lambin, déjà précédemment condamné pour meurtre, est jugé par la cour d’assises des Alpes-Maritimes pour l’assassinat d’un gardien d’école en 2002. Son ex-compagne, appelée à la barre, a livré un témoignage glaçant, narrant par le menu une dizaine de crimes qu’elle lui attribue, l’accusant même d’actes de cannibalisme.

«Je sais que ça va paraître incroyable, mais il bouffait des morceaux de ses victimes, avec de l’ail et du persil, et il me disait que cela n’avait rien à voir avec la viande, que c’était d’une délicatesse», a raconté Nicole Rossi devant la cour et des jurés médusés. D’une voix forte et dans un langage fleuri, elle a décrit son ex-compagnon, comme «le mal incarné», un «fétichiste» qui gardait toujours quelque chose de ses victimes, «si ce n’était pas la tête, c’était les pieds, et si c’était pas les pieds, c’était encore autre chose».

Retraçant la carrière criminelle de Michel Lambin, 67 ans, dont elle a partagé la vie pendant un quart de siècle jusqu’en 2005 quand elle le dénonce à la police, elle est revenue sur la dizaine de meurtres qu’elle lui impute, à partir du début des années 80.

«Extrêmement dangereux»

À l’audience le matin, l’enquêteur Pierre Batty, chef de la brigade criminelle de la police judiciaire de Nice, appelé à la barre, a indiqué, à propos des neuf assassinats supposément commis par Lambin entre 1983 et 2002 et relatés par Nicole Rossi lors d’une audition en 2009, qu’«en vingt ans de crim’», il n’avait jamais entendu «un tel récit criminel». «Aussi incroyable que cela puisse être, l’enquête l’a confirmé», a-t-il poursuivi, mais les faits étaient prescrits. Le procès a débuté le 4 décembre, le verdict est attendu le 22 décembre.