L’armée française en quelques chiffres

Gendarmerie nationale : 

La Gendarmerie nationale est une force armée rattachée à la fois au ministère de la Défense (emplois militaires, opex, formations, discipline…) et au ministère de l’Intérieur (budget, missions de police…) depuis la loi du . Cette loi place la direction générale de la Gendarmerie nationale au ministère de l’Intérieur (avant au ministère de la Défense), l’Inspection générale des armées-Gendarmerie restants au ministère de la Défense.

Elle est composée de trois subdivisions principales, la gendarmerie départementale, la gendarmerie mobile, et la garde Républicaine, auxquelles il faut ajouter divers organismes et formations.

Armée de terre : 

L’Armée de terre compte dans les années 2000 120 000 militaires d’active : 13 000 officiers de carrière et sous contrat, 42 000 sous-officiers de carrière et sous contrat, 63 000 militaires du rang sous contrat et 1 650 volontaires de l’Armée de terre (VDAT). À ces chiffres s’ajoutent 15 500 réservistes opérationnels, 19 100 anciens militaires dits réserve citoyenne non contingentée et 24 000 civils. Son budget est de 8 991 millions d’euros, soit près de 9 milliards d’euros.

Depuis le 1er juillet 2016 et dans le cadre du plan de réorganisation nommé Au contact, l’Armée de terre est composée :

  • de deux divisions constituant la force interarmes Scorpion ;
  • de plusieurs commandements spécialisés ;
  • d’une brigade d’aérocombat.

À ces forces il faut ajouter le commandement Terre pour le territoire national qui comporte notamment la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (8 500 personnes).

En 2012, le nombre de militaires d’active dans l’Armée de terre est inférieur à 100 000 personnes, effectif historiquement le plus bas depuis la création d’une armée permanente en France.

Armée de l’air : 

L’Armée de l’air est forte d’environ 56 100 personnes dont 49 600 militaires et 6 500 civils (14 %). Son taux de féminisation est de 20 %. Elle dispose d’environ 874 aéronefs, dont 273 avions de combat, répartis sur 32 bases aériennes en métropole et 8 bases ou détachements outre-mer. Elle est composée de 3 forces principales :

  • les forces aériennes stratégiques (FAS) ;
  • la force aérienne de combat (FAC) ;
  • la force aérienne de projection (FAP).

Capacités spatiales : 

La France est le seul État européen à posséder la capacité d’appréciation de la situation spatiale : détection et suivi des satellites en orbite basse grâce aux radars de l’Armée de l’air, GRAVES et SATAN. Un centre spatial permettant de fournir quotidiennement une situation très précise en fusionnant les informations issues de l’ensemble des capteurs est mis en œuvre à Lyon-Mont-Verdun. Nommé COSMOS, il est l’outil du Commandement interarmées de l’espace (CIE) dans le domaine de la surveillance. Elle a fait le choix sur la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 de consentir de 2,4 milliards d’euros pour les programmes spatiaux, qui « visent à conforter quatre capacités essentielles » : l’imagerie sécurisée optique, infrarouge et radar, avec les satellites CSO, les communications de grande élongation, avec SICRAL 2 et bientôt COMSAT NG, la surveillance de l’espace extra-atmosphérique et l’écoute des signaux électromagnétiques avec la réalisation de CERES qui en 2010 permettra à la France d’être totalement autonome, à l’instar de la Russie, des États-Unis et de la Chine, pour entrer en premier sur un théâtre d’opérations extérieures de n’importe quel point du globe.

Organismes interarmées :

Les organismes interarmées (OIA) sont des entités relevant hiérarchiquement du chef d’État-Major des armées (CEMA) et dont les missions particulières sont communes aux Forces armées françaises. Le personnel qui les compose appartient à ses quatre composantes principales : terre, marine, air et gendarmerie.

Le recours de plus en plus important depuis la Seconde Guerre mondiale aux organismes interarmées traduit la nécessité de gérer plus efficacement les besoins opérationnels tout en réduisant les coûts d’achat ou de fonctionnement. Parmi de nombreux organismes interarmées, on peut notamment citer :

  • Les commandements de zone de défense et de sécurité,
  • Les commandements supérieurs des forces françaises à l’étranger,
  • Le commandement des opérations spéciales (COS),
  • La direction du Renseignement militaire (DRM),
  • Le service du commissariat des armées (SCA),
  • Le service des essences des armées (SEA),
  • Le service de santé des armées (SSA).

 

sources : wikipedia