🇫🇷 La direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) de Paris a eu connaissance des messages d’un des tueurs du père Hamel une semaine avant l’assassinat du religieux

La direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) de Paris a eu connaissance des messages d’un des tueurs du père Hamel une semaine avant l’assassinat du religieux. Le terroriste y évoquait une attaque dans une église, mentionnait Saint-Étienne-du-Rouvray… Une fois le prêtre assassiné, la DRPP a alors postdaté deux documents afin de masquer sa passivité. Révélations sur les pratiques du service de renseignement parisien. (…)

Selon Mediapart, les renseignements ont Ă©touffe un ratĂ© après l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray : Après les faits, selon Mediapart, la DRPP, qui rĂ©alise son ratĂ©, aurait demandĂ© Ă  «Paul» de postdater le document. «Mais, effectuĂ©e dans la prĂ©cipitation, la manipulation sur le fichier Gester conserve dans l’onglet PropriĂ©tĂ©s la date initiale, celle remontant Ă  une semaine plutĂ´t», affirme l’article.Selon Mediapart, la direction du renseignement de la prĂ©fecture de police (DRPP), les anciens renseignements gĂ©nĂ©raux parisiens, «était aux premières loges pour assister aux prĂ©paratifs de l’attentat qui a coĂ»tĂ© la vie Ă  un prĂŞtre et occasionnĂ© de graves blessures Ă  un de ses paroissiens», Ă  Saint-Etienne-du-Rouvray, le 26 juillet 2016. Un agent, appelĂ© Paul dans l’article, avait en effet connaissance des messages publiĂ©s sur Telegram par Adel Kermiche, l’un des assaillants. Messages qui laissaient peu de doute sur ses intentions et contenaient tant d’informations qu’ils facilitaient son identification, selon l’article. Quelques jours avant l’attentat, il Ă©crit par exemple : «Tu vas dans une Ă©glise oĂą il y a du polythĂ©isme et tu dĂ©glingues tout le monde, je ne sais pas moi ! Tu fais ce qu’il y a Ă  faire et voilĂ  !» «Paul» fait donc une note blanche qu’il doit transmettre Ă  la DGSI, responsable dans ce cas puisque l’internaute est localisĂ© dans la rĂ©gion rouennaise, en dehors donc des attributions de la DRPP, qui opère en rĂ©gion parisienne. Mais avant qu’elle ne soit transmise, la note blanche doit ĂŞtre validĂ©e par quatre Ă©chelons hiĂ©rarchiques, explique Mediapart. «Seulement, on est durant la seconde moitiĂ© du mois de juillet et quatre gradĂ©s sont en vacances.» La note blanche donc, reste bloquĂ©e, jusqu’au 26 juillet, jour de l’attentat.