🇫🇷 #HauteGaronne Un militaire écroué pour des violences sur son enfant de 2 mois et demi

Un père de famille est soupçonnĂ© d’avoir commis des violences sur son bĂ©bĂ© de 10 semaines, dans l’est toulousain. Il a Ă©tĂ© interpellĂ© mercredi par les gendarmes. Ce militaire de 30 ans doit ĂŞtre jugĂ© en comparution immĂ©diate.

Un père de famille a Ă©tĂ© placĂ© en garde Ă  vue Ă  la gendarmerie de la compagnie de Toulouse-Saint-Michel, depuis mercredi matin. Il est soupçonnĂ© d’avoir commis des violences sur son bĂ©bĂ©, un petit garçon, âgĂ© seulement de 10 semaines souffrant de multiples fractures notamment Ă  l’Ă©paule et aux cĂ´tes.

Cet homme de 30 ans, un militaire, devrait ĂŞtre dĂ©fĂ©rĂ© ce vendredi matin, 24 novembre, au palais de justice, selon le parquet de Toulouse, en vue d’une comparution immĂ©diate, devant le tribunal correctionnel, pour «violences aggravĂ©es sur mineur de moins de 15 ans».

La semaine dernière, l’enfant en proie Ă  des crises de larmes inhabituelles est conduit Ă  l’hĂ´pital. Sa mère qui vit avec le père du bĂ©bĂ©, dans l’est toulousain, aurait alors indiquĂ© aux mĂ©decins de l’hĂ´pital des enfants, Paule de Viguier, qu’elle trouvait son comportement anormal. Un vaccin avait Ă©tĂ© administrĂ© au nouveau-nĂ© mais sans qu’il soit Ă  l’origine des douleurs ressenties. Lors d’une radiographie complète effectuĂ©e par l’Ă©quipe mĂ©dicale, plus d’une dizaine de fractures ont Ă©tĂ© constatĂ©es sur le petit corps. Selon nos informations, des blessures anciennes et d’autres plus rĂ©centes notamment Ă  la clavicule, aux jambes, sur le crâne et dans les cĂ´tes. Un tableau clinique peu rassurant pour les mĂ©decins spĂ©cialisĂ©s dans la maltraitance infantile et estimant que le nourrisson, très perturbĂ©, a pu faire l’objet d’actes de violences ou ĂŞtre victime du syndrome du bĂ©bĂ© secouĂ©. Un signalement est effectuĂ©. AussitĂ´t avisĂ©, le parquet a alors saisi les enquĂŞteurs de la gendarmerie de la brigade de recherches de Toulouse Saint-Michel pour mener les investigations.

Mercredi matin, le père de l’enfant, a Ă©tĂ© interpellĂ© par les enquĂŞteurs, dans l’est toulousain oĂą il rĂ©side. Un long travail de vĂ©rifications a alors dĂ©butĂ©. La mère de l’enfant n’aurait pas Ă©tĂ© tĂ©moin des faits. C’est en constatant les cris rĂ©currents du bĂ©bĂ© qu’elle s’est alors dirigĂ©e vers l’hĂ´pital des enfants pour qu’il soit auscultĂ©. Après un premier examen, des fractures sont apparues. Lors d’examens plus approfondis, les mĂ©decins se sont aperçus que l’enfant souffrait en rĂ©alitĂ© de très nombreuses fractures dont certaines très rĂ©centes. On ignorait encore les circonstances de ces blessures.

Lors de l’audience prĂ©vue aujourd’hui devant le tribunal correctionnel, le père devrait livrer ses explications sur les violences infligĂ©es Ă  son enfant.

En France, environ 80 % des cas de maltraitance infantile se produisent dans le cadre familial.