🇫🇷 En colère, une soixantaine de policiers de l’OCRTIS déposent leurs armes de service.

Pour protester contre la mise en examen la semaine dernière de deux de leurs collègues, une soixantaine de policiers de l’OCRTIS ont déposé leurs armes de service au siège de la police judiciaire ce lundi.

● Deux policiers de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) ont été mis en examen la semaine dernière pour « complicité de trafic de drogue » selon RMC, dans une affaire qui remonte à quatre ans, toujours en cours d’instruction.

● Une décision qui a clairement mis en colère les policiers de ce service rattaché à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Environ soixante d’entre-eux ont donc décidé, pour manifester leur mécontentement, de déposer leurs armes de service, ce lundi, à leur direction, à tour de rôle.

● Ces policiers ne souhaitent plus travailler avec la juridiction interrégionale spécialisée explique RMC.

Une stratégie pourtant approuvée par la Cour de Cassation

● Les deux policiers mis en examen sont accusés d’avoir provoqué un trafic de stupéfiant par l’intermédiaire de leur informateur, alors qu’ils n’avaient pas mis son téléphone sur écoute explique cette même source.

● Une méthode pourtant approuvée par la Cour de Cassation en 2016 et élaborée depuis 2010 mais remise en cause aujourd’hui ; raison pour laquelle ces policiers ont décidé de se faire entendre ce lundi.

● « Si on l’avait mis sur écoute on l’aurait davantage encore exposé dans le dossier. On marche sur la tête ! » explique un enquêteur à RMC. Une mise sur écoute de cet informateur qui aurait donc pu s’avérer contre-productive.