🇫🇷 Dominique et sa chienne Bip Bip ont enfin un toit sur la tête

Un heureux dĂ©nouement que Dominique doit Ă  la mairie ainsi qu’Ă  la tĂ©nacitĂ© de son ami Djelloul et de la très grande mobilisation des internaute. Après 6 mois dans sa voiture il pose enfin son baluchon.

Terminé la banquette arrière de la vieille Mégane. Le froid glacial et le qui-vive permanent, sur son parking de la cité Duclos. Ce lundi soir à Villejuif, Dominique s’apprêtait à dormir au chaud pour la première fois depuis six mois. Et il était temps, avoue-t-il pudiquement. Parce que la nuit dernière, on a sacrément dégusté… Entre les murs vides où chaque mot résonne, sa chienne Bip Bip se sent déjà comme à la maison.

Cet appartement, au cœur du quartier des Lozaits, c’est la mairie qui le lui loue. Dominique vient de signer son bail. Il s’acquittera d’un loyer à la hauteur de ses moyens et restera jusqu’au traitement de son dossier de logement , en cours d’instruction. Je ne pouvais pas rêver mieux , répète l’homme de 57 ans, qui entrevoit l’éclaircie après la longue dégringolade. La faute aux accidents de la vie.

Mais du chaos ont aussi surgi quelques surprises. Un très belle rencontre celle Djelloul. un jeune de 23 ans qui est alors agent de rĂ©gularisation comme lui en contrat prĂ©caire Ă  la RATP. UlcĂ©rĂ© de voir son ami Ă  la rue, l’ange gardien a eu l’idĂ©e d’une vidĂ©o d’appel Ă  l’aide postĂ©e le 1 novembre sur Facebook. Elle cumulera 10 000 vues en une semaine. Sans lui, je ne sais pas oĂą on serait , souffle un Dominique infiniment reconnaissant.Et puis, il y a eu cet Ă©lan de gĂ©nĂ©rositĂ© dont il ne revient toujours pas. Après la diffusion de son portrait par Le Parisien mercredi dernier, les messages de soutien ont dĂ©ferlĂ© par milliers de la France entière. Les premiers dons affluaient le soir mĂŞme au bout du sentier BenoĂ®t-Malon. Fallait voir, raconte Dominique avec Ă©motion. Les voitures faisaient la queue jusqu’à une heure du matin, chargĂ©es de vĂŞtements, de duvets, de nourriture. Bip Bip a des croquettes pour les cinq siècles Ă  venir ! J’ai envie d’embrasser tout le monde, lance le locataire près de son radiateur en fonte. Et maintenant il aspire Ă  un peu de calme, pour enfin se retrouver. Il devra aussi soigner sa fracture Ă  l’épaule. Nous avons Ă©tabli les relations avec les diffĂ©rents acteurs nĂ©cessaires Ă  la gestion de sa situation, affirme le maire. Jusqu’aux associations qui l’aideront Ă  Ă©quiper son logement. Tout cela, rĂ©sume Dominique, c’est bien au-delĂ  de mes espĂ©rances.