Des avocats de familles de djihadistes détenus en Syrie portent plainte contre les autorités françaises

A fighter from the Kurdish People Protection Unit (YPG) poses for a photo at sunset in the Syrian town of Ain Issi, some 50 kilometres north of Raqqa, the self-proclaimed capital of the Islamic State (IS) group during clashes between IS group jihadists and YPG fighters on July 10, 2015. AFP PHOTO / DELIL SOULEIMAN / AFP PHOTO / DELIL SOULEIMAN

La plainte est déposée pour « détention arbitraire » et « abus d’autorité », alors que le gouvernement a déclaré que les djihadistes devaient être jugés par « les autorités locales ».

Des avocats de femmes et d’enfants de djihadistes français récemment capturés par les forces kurdes en Syrie ont annoncé mercredi 17 janvier qu’ils déposaient plainte contre les autorités françaises pour « détention arbitraire » et « abus d’autorité ».

« Le Kurdistan syrien n’ayant aucune existence légale et ne disposant par là-même d’aucune institution souveraine, ces femmes et ces enfants sont tous détenus sans droit ni titre », affirment les avocats Marie Dosé, William Bourdon, Martin Pradel et Marc Bailly dans un communiqué. « Ces femmes parties sur zone font l’objet de poursuites judiciaires en France » et « acceptent de faire face à leur responsabilité pénale dès leur arrivée sur le territoire français », notent les avocats.

En déclarant qu’il souhaitait que ces personnes soient jugées sur place par « les autorités locales » si les conditions le permettent, le gouvernement « contribuent à la poursuite de ces détentions arbitraires » et « exposent en outre ces mères et ces enfants à des risques évidents, notamment sur le plan sanitaire, dans une zone de conflit », ajoutent les avocats, demandant au parquet de Paris de diligenter une enquête préliminaire.  (…)