🇫🇷 Cambrioleur tué : le retraité placé en garde à vue

Le sexagénaire soupçonné d’avoir tué un cambrioleur à Vançais dans les Deux-Sèvres mercredi, était en garde à vue jeudi et sera présenté à un juge.

Le retraité de la SNCF qui a tiré sur les cambrioleurs, tuant l’un deux, qui s’étaient introduits dans sa grange dans la nuit de mardi à mercredi, a été placé en garde à vue mercredi.
Une enquête a été ouverte par le parquet de Poitiers, pour meurtre et tentative de meurtre. C’est en effet dans la Vienne, à Lusignan, que le corps du cambrioleur a été retrouvé.
Jeudi, le procureur de la République de Poitiers, Michel Garrandaux, a donné des éléments sur le déroulement des événements : il a écarté la thèse de la légitime défense.
« Les éléments ne sont pas réunis. A aucun moment il n’était en danger. Il a tiré à deux reprises sur des personnes qui fuyaient. Pour que les conditions de la légitime défense soient réunies, il faut qu’il y ait effraction dans une propriété habitée, il faut une proportionnalité dans la riposte. »
Le procureur a donné un récit détaillé de la rencontre nocturne.

Il est 2 h 30 quand le sexagénaire dit être réveillé par l’alarme placée dans la grange située en face de sa maison, de l’autre côté de la rue. Il se saisit de sa carabine 22 LR chargée, munie d’un laser et d’une lampe torche. « Depuis la fenêtre de sa chambre, au premier, de l’autre côté de la rue, il a tiré sur le mur du fond de la grange. Il dit : “ J’ai tiré pour faire du bruit ! ” »
“ Il a tiré deux fois ”Il descend dans la rue alors qu’il demande à sa compagne – dont la garde à vue a été levée sans poursuites – de continuer à éclairer la grange. La porte est fermée, pas celle du cabanon. Il lance : « Sortez de là où je tire ! » Deux hommes au visage masqué par des cagoules apparaissent. « Il leur a demandé de les enlever. Ils ne l’ont pas fait. Un des deux hommes, le plus jeune, s’est enfui en courant, il a été touché à la jambe », précise le procureur.

Le sexagénaire serait alors tombé. Ce dont aurait profité le deuxième cambrioleur pour s’enfuir : il sera touché par un nouveau tir, dans le dos. Un tir qui perfore le poumon et provoquera son décès.