Affaire Maëlys: Pour aider la mère de la fillette, ses collègues lui font don de jours de RTT

SOLIDARITE A l’hôpital de Pontarlier où travaille la maman de Maëlys, les personnels se sont organisés pour pouvoir lui offrir des jours de RTT…

A l’hôpital de Pontarlier (Doubs), l’émoi suscité par la disparition de Maëlys a donné lieu à un véritable élan de solidarité destiné à soutenir les parents de la fillette disparue. Dans cet établissement hospitalier, où Jennifer de Araujo, la mère de Maëlys, travaille en tant qu’infirmière, les personnels sont désormais autorisés à faire don d’heures de travail, de demi-journées ou journées de RTT à leur collègue, arrêtée depuis la disparition de sa fille survenue dans la nuit du 26 au 27 août dernier.

Selon l’Est Républicain, les représentants du personnel ont proposé à leur direction de pouvoir faire don d’heures, de demi-journées ou de journées de repos à la jeune femme, lors d’un comité technique d’établissement organisé en octobre.

Plusieurs personnels ont déjà répondu à l’appel à la solidarité

Cette mesure, validée par la direction de l’hôpital, est autorisée depuis début novembre aux personnels, dont un certain nombre a déjà offert des heures et jours de RTT à leur la maman de Maëlys. A Pontarlier, personne ne sait si et quand la mère de la fillette reprendra le travail. L’idée, à travers ce geste de solidarité, est simplement de la décharger de cette question de l’épuisement de ses droits, sans doute bien peu essentielle pour la mère de famille confrontée à la disparition de sa petite fille de 9 ans.

« Mais on se dit que, voilà, elle aura une chose de moins à gérer et c’est aussi pour marquer notre solidarité totale envers elle et l’épreuve terrible qu’elle est en train de vivre », confie à l’Est Républicain Lydie Lefebvre, déléguée syndical au centre hospitalier intercommunal.

Une cagnotte en ligne

Peu après la disparition de Maëlys, pour laquelle Nordahl Lelandais a été mis en examen et écroué le 3 septembre, des collègues de Jennifer de Araujo avaient lancé une cagnotte en ligne destinée à soutenir financièrement les proches de la fillette.

Depuis cette nuit tragique d’août, l’enfant reste introuvable malgré d’importants moyens déployés sur le terrain pour la retrouver. Le principal suspect, un ancien militaire de 34 ans, clame toujours son innocence en dépit de nombreux éléments troublants.