🇫🇷 VICTOIRE ! Clichy : Le préfet interdit les prières de rue

Ambiance, lors d'une prière, dans une des rues de la ville de Clichy. Ces nombreuses prières de rue sont denoncées par une manifestation d'élus locaux, dans le département des Hauts-de-Seine. Cette manifestation est organisée par le maire Rémi Muzeau (Les Républicains) avec le soutien de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (Les Républicains).

Les fidèles de l’ancienne mosquée ont été invités à se rendre dans un autre lieu de culte de la commune, à l’issue d’une médiation avec le préfet des Hauts-de-Seine jeudi.

Rejoindre le nouveau centre cultuel de Clichy-la-Garenne, dédoubler les offices, trouver un terrain à acheter… Mais, en tout cas, plus de prières de rue. Lors d’une réunion de médiation, jeudi après-midi, sous l’égide du préfet des Hauts-de-Seine, plusieurs pistes de sortie de crise ont été proposées aux fidèles musulmans de cette commune qui, depuis plus de huit mois, priaient dans les rues. Mais d’emblée, le préfet Pierre Soubelet a prévenu: «Les prières de rue, c’est terminé, a-t-il martelé. Il n’y en aura pas demain, ni le vendredi d’après. Ni à Clichy, ni dans les Hauts-de-Seine.»

Après deux heures et demie de discussions parfois tendues, le maire LR Rémi Muzeau se dit «très heureux» de ce dénouement. «Surtout du fait que la manifestation des élus de vendredi dernier ait enfin permis cette réunion, clame-t-il. Maintenant c’est clair, il n’y aura plus de prières de rues à Clichy. Et même en France, parce que ça va créer un précédent.» Mercredi, devant l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, avait lui-même été ferme: «Il ne peut y avoir de prières de rue» à Clichy-la-Garenne, avait-il assuré, tout en soulignant que les musulmans de cette ville devaient «avoir un lieu de culte décent». (…)