🇫🇷 Le fils d’une victime du 13-Novembre refuse de serrer la main d’Emmanuel Macron

A quelques heures du dĂ©but des cĂ©rĂ©monies de commĂ©moration des attentats du 13 novembre 2015, MichaĂ«l Dias, qui a perdu son père lors de l’attentat survenu au Stade de France, Ă©tait l’invitĂ© de Jean-Jacques Bourdin sur RMC.

Le jeune homme a rĂ©vĂ©lĂ© que, si Emmanuel Macron s’approche de lui lors des cĂ©rĂ©monies, il ne lui serrera pas la main. « C’est un acte de rĂ©sistance civique face Ă  un prĂ©sident qui agit de manière mĂ©prisante envers les victimes d’attentats, comme envers les plus prĂ©caires de notre pays », a-t-il dĂ©clarĂ©. Et d’ajouter : « Aujourd’hui les victimes d’attentats sont dans une situation dramatique pour un très grand nombre. Elles doivent se battre pour des soins basiques, des prothèses notamment, des expertises sur leur santĂ© mentale, ou pour avoir des arrĂŞts maladie […] Il y a des personnes qui sont dans une situation sociale prĂ©occupante. Aujourd’hui, nous n’avons plus aucun rĂ©fĂ©rent puisque Emmanuel Macron a supprimĂ© le secrĂ©tariat d’Etat Ă  l’Aide aux victimes dès son Ă©lection. On n’a personne sur qui compter ».

Au cours de l’interview, MichaĂ«l Dias a dĂ©noncĂ© « la froideur des services de l’Etat, des services administratifs, qui vont tout faire tout pour ne pas payer les arrĂŞts maladies ou pour soigner ces personnes qui ont besoin de soins plus coĂ»teux ou plus pointus ». « Deux ans plus tard, il n’y a toujours pas d’indemnisation. Au lendemain du 13 novembre, il y a eu des avances qui ont Ă©tĂ© donnĂ©es mais qui sont dĂ©risoires par rapport aux pertes financières qu’ont les familles. […] Il n’y a pas d’aide aujourd’hui », a-t-il ajoutĂ©.