🇫🇷 Des écologistes veulent rebaptiser les journées du patrimoine «journées du matrimoine»

A picture taken on July 14, 2017, in Paris, shows an aerial view of the Paris city hall, standing in the place de l'Hotel de Ville. / AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD

LE SCAN POLITIQUE – Au nom de l’Ă©galitĂ© homme-femme, le groupe Europe-Ecologie-Les Verts du conseil de Paris a proposĂ© de renommer les journĂ©es du patrimoine.

Élue du XIe arrondissement de Paris, l’Ă©cologiste JoĂ«lle Morel a fait jeudi une proposition… iconoclaste. Changer un mot au nom de l’Ă©galitĂ© homme-femme. Exit les «journĂ©es du patrimoine», bienvenue aux «journĂ©es du matrimoine et du patrimoine». «L’Ă©galitĂ© entre femmes et hommes dans les arts et dans la culture passe par la revalorisation de l’hĂ©ritage des femmes artistes et intellectuelles d’hier. Notre hĂ©ritage culturel est composĂ© de notre patrimoine, hĂ©ritage des pères et de notre matrimoine, hĂ©ritage des mères. Le matrimoine est constituĂ© de la mĂ©moire des crĂ©atrices du passĂ© et de la transmission de leurs Ĺ“uvres», a expliquĂ© l’Ă©lue lors du conseil de Paris, comme l’a repĂ©ré Le Lab d’Europe 1.

«En rĂ©habilitant la notion de matrimoine et les femmes qui le composent, nous nous rĂ©approprierons l’hĂ©ritage culturel qu’on nous vole: autrices, peintres, photographes, chorĂ©graphes… ont toujours crĂ©Ă© mais sont invisibilisĂ©es dans l’histoire de l’art», a plaidĂ© l’Ă©lue alors que la gauche vante l’Ă©criture inclusive.

«Ce sera sans nous!»

JoĂ«lle Morel a ainsi demandĂ© Ă  la maire Anne Hidalgo de «s’engager activement dans les JournĂ©es du Matrimoine et du Patrimoine». «Nous souhaitons que la ville utilise ces journĂ©es pour intĂ©grer Ă  notre hĂ©ritage commun les femmes et leur production», a-t-elle dit.

Une proposition qui a irritĂ© le groupe UDI-MoDem, prĂ©sidĂ© par Eric Auzière. «On est très impatient en tout cas de dĂ©couvrir leur prochain vrai combat pour Paris. Ils ont raison de s’attaquer aux vrais sujets, c’est une attente forte des Parisiens. En tout cas, ce sera sans nous!», a-t-il lâchĂ© en sĂ©ance.